vendredi 13 juillet 2012

Lettre d'amour

Nos corps se sont éloignés. Tu t’estompes graduellement. Pour une des rare fois dans ma vie, je sens un silence comme aimant. Je crois que tu me connais assez bien pour savoir que je t’aimerai toujours d’une certaine façon. C’est cliché, mais on oublie pas un premier amour. Même si j’en ai connu d’autre avant toi, l’amour ça m’est arrivé juste une fois. Et je sais que tu le sais. Ce que je sens dans ton silence, c’est que tu me libères. Peut-être plus pour moi que pour toi. Que par ton silence, tu m’aimes. Et que tu m’aides à faire le bon choix. Je t’en remercie. Peut -être que je me trompe. Peut-être que c’est rien de tout ca. Peut-être que tu en profites pour couper les ponts, avoir la paix. Peut-être que je me nourris d’illusions. Alors soit, je mangerai mes illusions comme on prend un bol de céréales le matin. Je n’ai pas des tonnes de certitudes émotionnelles dans ma vie, et même si elle est illusoire, cette certitude la, je la nourris a mon tour. C’est vrai que je me fais également silence. Je t’aime toujours et j’ai parfois envie de faire du bruit. Mais j’essaie de m’aimer aussi. J’espère que tu ressens tout l’amour de mon silence. Je me libère à travers tout ça. Et je nous libère. Je crois qu’on se rend malheureux à moyen-long terme. Je ne veux pas ça pour toi. Ni pour moi. Et je sais que tu ne nous souhaite pas ça non plus. Alors va, sois libre. Chéris cette liberté qui t’es si précieuse. Cette liberté là, c’est ton essence. Et je ne peux que l’aimer en retour.

vendredi 6 juillet 2012

Super niaise me

J’avais 20 ans. Puis 25. Puis quelques années passent et voila que tout autour de moi change. Que la majorité se case. Pour certains, ce sont des projets muris, fait au rythme des saisons de leurs vies, à leur façon. En savourant chaque moment. D’une manière qui m’inspire. D’autres fois, le casage se fait de manière que je considère précipitée. Ou questionnante. J’oserais même dire douteuse. Dans la lignée de « Je me calle un trio McVie : Chum, maison, bébé. » J’avoue qu’il me pogne occasionnellement une rage de McDo. Mais des fois je me demande si tous ces gens la ont vraiment envie de McDo? Ou tellement faim qu’ils se pitchent sur le premier resto en chemin? On as-tu vraiment tous envie du trio ou on est conditionné a pensé que chez McDo, c’est un trio qu’on se calle. Peut-être que je prendrais juste un milkshake et des frites? Ou pas de frites pis un hamburger extra pickle? Une des choses qui me dérange le plus dans le trio McVie, c’est quand on tente de me faire croire que les mangeux de trios font un choix sain. « Mais y a de la laitue dans mon hamburger, pis franchement, c’est la liqueur de mes rêves! ». Cal-vaire. Si tu files pour te taper un Trio McVie, vas-y fort. Mais de grâces, sois lucide. J’ai tout plein de compréhension pour les choix questionnables assumés. Parce que franchement, j’en ai fait rien qu’en masse. Je ne veux pas me faire servir : ‘C’est les frites de ma vie’ quand la personne vit plus quelque chose du genre ‘J’étais ben avec la liqueur pis j’avais pas faim mais quand j’ai vu tout le monde manger, je suis dit qu’il faudrait ben que je mange’. Je préfère nettement la franchise de « Oui je me calle un Mc Vie. J’ai la liqueur depuis 8 ans, ca fait cinq ans que je veux des frites et que j’avais pas encore trouvé un bon hamburger. Faq même si je finis pas mon hamburger, ca va avoir été un bon match pour mes frites. Je sais ben qu’il y a 30 000 calories dans mon affaire mais au pire, j’irai me remettrai en forme après ma première crise de coeur.» Ah et un autre irritant majeur. Les mangeux de McVie pour qui rien n’existe en dehors du fast-food. Le reste de monde culinaire est apparemment illusoire. Sans goût. Gustativement poche. « Un tartare de saumon savamment relevé? Un filet mignon tendrement fondant? Un fromage fin et savoureux? Un fruit frais délicieusement juteux?-Pauvre elle, elle a pas encore compris la vie ». (A ce sujet je vous suggère fortement la lecture d’un article d’Elle Québec qui décrit le phénomène encore mieux que je ne saurais le faire : http://www.ellequebec.com/amour/je-suis-celibataire-est-ce-si-grave-que-ca/a/25374) Si vous me voyez me claquer un McVie à trois heures moins quart, je vous en supplie, ramenez-moi dans le droit chemin. En cas de rage de McDo, j’aime mieux opter pour un Mc Flurry : un petit rafraichissement occasionnel cheap mais agréable qui fait ö combien du bien. De l’oreo classique, aux funky smarties ou à, pourquoi pas, la saveur du mois?

mercredi 13 juin 2012

Un moment d'adolescence

Un petit mardi soir tranquille où une amie qui débarque avec du Subway. La cuisine/salon encombrée de boites et de vaisselle sale, on s'installe dans ma chambre pour jaser de la vie et surtout des garçons (ou plus spécifiquement, de nos capacités de tenancière de harem).Je ne me rappelle plus de la derniere fois ou j'ai eu une amie dans ma chambre, ce lieu maintenant réservé à ma solitude de grande personne ou aux hommes avec qui je couche. Ca me rappelle comment ado, ma chambre était la fortesse ultime, le spot de choix pour fuir mes parents et où j'amenais directement les amis en arrivant. Sur mon bureau un cigare au rhum (acheté jadis quand ils se vendaient encore individuellement)et on va le fumer sur le balcon. Comme dans le temps. Mais avec des chars, de la pénétration et un brin plus de jugement. Oui on pense encore des choses comme "Mais je l'aimmmmeeeeeeeeeeeee". Sauf qu'on essaye de pas trop foutre notre vie en l'air pour autant.

lundi 11 juin 2012

Isa, tu l'as l'affaire

Une exploration week-endienne de mes livres de recettes m’a donné envie de faire un petit post sur mon livre clairement le plus utilisé, soit : Les gourmandises d’Isa ( ou LGI pour les intimes), d’Isabelle Lambert. D’abord connu via son blog-dont je ne suis pas une lectrice assidue mais auquel je fais toujours confiance depuis le jour ou j’ai fait le meilleur pouding chômeur ever- , elle a publié son premier livre de recette à l’hiver 2012. Choisi pour une amie gourmande comme cadeau de fête et racheté pour moi-même quelques jours plus tard, je cuisine avec LGI depuis environ 4 mois. De un, tout a l’air bon. De deux, tout ce que j’ai essayé était bon. (De « Oui ca fait changement, je le referai » à « j’en refais a chaque deux semaines » et « j’ai trouvé mes muffins préférés »). De trois, beaucoup de recettes pas compliqués mais qui demande un minimum d’application. Dans le genre « Je me sens fière de ma recette, même que je me trouve un peu cool tout en ne m’étant pas fait sacrer dans le processus ». De quatre, des saveurs parfois exotiques mais pas difficiles à trouver en magasin. De cinq, adapté autant pour le Québec que pour la France. Mes coups de cœurs (pour l’instant, j’ai pas encore tout cuisiné) : Tajine poulet et abricot, Muffins citrons-bleuets et Crevettes épicées coco et lime, salsa de mangue et basilic. L’amie qui l’a reçu en cadeau dit avoir bien aimé la recette de pâte à chou, le porc caramélisé et les cakes jambon-la vache qui rit. Bref, un bel investissement déjà bien taché et gondolé, comme tout bon livre de recettes qui se respecte dans ma cuisine.

Ma gang d’agaces

Mardi je sors de la job avec une violente envie de chips-genre miss vickies nature. Pis je trippe pas tant chips d’habitude. Mais la….Passe derrière moi Couche-Tard/Satan- j’embarque dans la bus au PC. Après cinq minutes, une petit couple s’installe devant moi et partage un sac de Cape Cod nature. Ben sacrement. Sont cutes pis ils mangent des bonnes chips. Mercredi, j’ai chaud. Je sors de la job en me disant hummmmm un cappuccino glacé. La voix de la raison me dit-non Julie, attends de souper a la maison. Et evite des dépenses inutiles. Alors je vais direct à l’arrêt de bus. Ou deux ados boivent chacune un cappuccino glacé. Ben sacrement. Jeudi, j’ai une sale envie d’acheter du chocolat au cinéma. Je trippe pas kit-kat mais aujourd’hui y ont l’air bonnes. Mais non Ju, achète du jus de pomme. Ca fait à peine 3 minutes que je suis assise dans la salle quand je vois une petite vieille qui déguste sa kit-kat. Ben sacrement. Vendredi, j’ai une sale envie de frite. Je descends à la cafétéria et me dirige vers le bar à salade. Dégarni et détrempé en cette fin de semaine. Fuck off-ce sera des frites.

Peep show

Un petit cinéma de répertoire. Moi qui s’installe pour deux heures de Marylin Monroe. Une autre version du 5 à 7. Je regarde autour de moi et je me rends compte que je suis seule avec quatre petits messieurs. Ça pas rapport mais je me sens mi-vieille voyeuse perverse, mi-en danger de viol. J’ai presqu’envie de partir pendant une seconde. Je suis mal à l’aise. Et là deux petites madames arrivent. La tension baisse. Le film commence. Défile agréablement. Et j’en ressors avec une brulante envie de whisky-soda et de rouge à lèvres rouge.

One week de facenaked lady

Le mercredi 6 juin 2012, journée sans maquillage, une initiative de Canal Vie en collaboration avec Elle Québec démarrée au Québec il y a 3 ans. L'objectif: promouvoir l'acceptation et l'estime de soi. Ben d'accord. Mercredi je ferai ca. En plus que je suis le genre de fille qui aime se maquiller mais qui n’est pas du genre a se mettre du fond de teint pour aller acheter une pinte de lait au dépanneur. Ca va être facile. Lundi. Je me réveille en retard et n'ai pas le temps de me maquiller. J'amène ma trousse mais pour ne pas être en retard à une réunion, je ne m'en sers pas. Bah, pourquoi se maquiller, le plus gros social de ma journée en faite? En plus j'ai un début de bronzage qui me donne un petit look en santé. Et ça va me permettre à ma peau de respirer. Mardi. Après une courte nuit d'insomnie, je me réveille en plein festival des cernes et du mal de tête. Dieu sait que je me fous de ne pas être maquillée. Je ne me trouve pas très cute mais tant pis, ca sera comme un avertissement de mon état réel. Danger : fille pas patiente. Je me dis que tant qu’a avoir commencé la semaine a nu, je vais la finir au naturel. Mercredi. Je me réveille encore cernée et j'ai hâte de mettre ma face en valeur. Ah shit, je peux pas faire ca. Surtout pas LA journée officielle sans maquillage. Je me retiens mais j'ai très le gout de me maquiller. Il me semble que la moitié de ma garde-robe fitte pas avec mon teint rougeaud non-matifié. J'envie les filles maquillées dans la bus tout en me trouvant dont ben socialement responsable de promouvoir l'estime de soi. Je me demande combien de personnes savent que c'est la "journée sans maquillage 2012". Toi madame pas maquillée, c'est ton look habituel ou tu te maquilles d'habitude? Je me sens plus vulnérable sans mon armure faciale. Moins belle/socialement acceptable. J'ai l'impression que les gens me regardent différemment. Quoique ca ne stoppe pas quelques regards masculins… Ca me trouble. Mais il n'y a pas seulement ca. Je m’ennuie de jouer avec mon make-up. Pour moi, me préparer le matin c'est comme la version adulte de jouer aux barbies. Je veux jouer encore, bon ! En soirée, je sors faire mes commissions en linge relax mais pas maquillée et je me sens mottée. Comme si je pouvais avoir seulement un élément relaxe a la fois. Ça me rappelle un bout rough de ma vie, ou plus j’étais down, plus je rajoutais de maquillage. Jamais assez de mascara, toujours trop d’imperfections de peau. Les dernières années, je me sentais évoluer en général et aussi par rapport au maquillage : je me maquillais plus pour rehausser, plus léger. Force est de constater que le maquillage semble encore faire partie de mon armure. Jeudi. Je me lève requinquée, bien déterminée a passer la journée. En me préparant, j’ai l’impression de redécouvrir mon visage et que ma façon de me coiffer est légèrement modifiée. Au travail, je me trouve l’air moins professionnel que d’habitude même si le reste de mon look est soigné. Et je m’ennuie de mes yeux maquillés. Beaucoup moins sexy sans crayon et mascara. Vendredi. Il semble que de ne pas être maquillée peut être pratique. Je file mal de tête et sauvage je dois assister à une rencontre qui m’horripile. J’ai l’intuition que ma face rouge et cernée pourrait m’aider à avoir du capital sympathie. Quoiqu’il en soit, la rencontre n’a pas été trop foireuse et je crois que mes talents de PR (voire d’hypocrisie orientée vers la tâche) ont ben aidé aussi. Samedi. Je crois ne même pas avoir pensé à mon maquillage aujourd’hui et pour cause : mes boîtes et mon ménage étaient zéro glamour. ;) Dimanche : Je me trouve belle à matin avec mon petit tan, mes freckles et ma petite robe. Il me vient soudain la pensée « Ah...va falloir que je me maquille demain ». De quoi « Il va falloir » ? Me semblais que tu « jouais aux Barbies pour adultes »? Peut-être moins que je pensais finalement. Lundi. Ce matin j’ai le choix. Je pars sans maquillage. Et ça va. Je me maquillerai quand ca me tentera.